Fig.8

Un truc super, c’est prendre un méga bol d’AIR (aux Assises Internationales du Roman)!

Oui, il est bien là le clickbait tout pourri. Je sais même pas si on peut appeler ça un clickbait en fait. Un poil moins flippant que le titre de la première rencontre entre Max Dorra et valter hugo mãe. Les minuscules sont volontaires, c’est une requête de l’auteur. Il y a toute une histoire sur son nom de plume d’ailleurs, que Max Dorra nous raconte avec délectation. Bref, ce titre c’est: Les Vertiges de l’Angoisse. Je vous avais prévenu.

Angoisse, du latin angustia = resserrement. Sentiment universel et totalement dissimulé (nb: j’avais écrit en premier lieu “diminué”, #lol). Une dépréciation de l’individu sans objet manifeste. Et Julie Clarini, qui anime la rencontre, nous dit dans son article pour le Monde: “elle nous est précieuse plus qu’elle n’est odieuse”.

La bonne nouvelle, c’est Max Dorra qui nous l’annonce dès le départ. La première chose qu’il dit à ses patients en proie à ses vertigineux vertiges est: “vous n’êtes pas malade […] ça prouve qu’il y a de la vie, du combat.”

Donc apparemment, ça ne se guérit pas ET ça se dépasse. Ok mais qu’est-ce que c’est? La théorie proposée est celle de l’angoisse comme “montage de mémoire”. Dorra l’explorateur le souligne dans son livre, “le vrai n’est qu’un morceau de réalité”, et il en rajoute une couche – la réalité est différente de la vérité.  Ok mais qu’est- ce qu’on en fait?

Et hop, autre bonne nouvelle! On peut rapidement identifier des pistes à travers leur échange. Comme par exemple, dépasser l’angoisse par le rêve et par le récit.

D’abord il y a l’importance non pas du rêve en soi, mais du travail que l’on peut faire après le rêve, c’est-à-dire la libre association de mots, d’images… l’interprétation quoi. Parce qu’au final ce n’est pas trouver le vrai sens qui importe, c’est de convoquer ce que cela nous fait ressentir.

Un autre truc de foufou c’est cette phrase: « Ce que cache l’angoisse, c’est un morceau d’enfance mal oublié, du passé déguisé en futur. »

On se rapproche encore une fois de l’importance de notre inner child (enfant intérieur, passé) et de la place qu’il doit tenir dans notre présent. C’est marrant, j’en parlais justement avec mon ami Sylvain et je lui ai raconté la première fois (dont je me rappelle) ou un psy m’avait énoncé l’idée. Et à quel point je l’avais envoyé bouler! En lui expliquant que bon, j’étais adulte maintenant hein? Et que c’était le seul truc que je veuille bien travailler. Ma vie d’adulte. La petite fille, on s’en fout maintenant, j’ai grandi! N’importe nawak. Ce qui était choubidou c’est que mon ami, qui me connaît à peu près depuis 2000 ans, m’a tout de suite dit que ça l’étonnait vraiment de moi. Aww. Comme quoi, on peut changer, re-changer et re-re-changer ad vitam eternam. Si c’est pas bien foutu la vie quand même?

Max Dorra et valter hugo mãe s’accordent donc en coeur pour parler de l’importance de la libre association, du récit, de l’écriture et de la littérature comme “remède” à l’angoisse. Tout ça en restant à l’écoute de son inner child. Ça me semble un bon début.

Arrive la fin de la conversation et l’instant Q&A sur ses talons. Forcément, la question qui retient mon attention est “oui mais d’accord mais quel rapport avec le corps? Et on repart comme en quarante! Dorra parle de quelque chose de simultané et non de rapport de cause à effet entre corps et esprit. Ce qui part, pour lui, d’une idée spinozienne et de son concept de l’Affect : “L’angoisse est à la mémoire ce que la douleur est au corps”. Ça fait réfléchir. Et dans le sens non-angoissé du terme svp!

En écoute libre, pour pousser le truc un peu plus: Remède contre la Mélancolie de Eva Bester avec Max Dorra sur France Inter.

La semaine prochaine, on continu avec notre bol d’AIR. Je vous parle de la 2ème rencontre à laquelle j’ai pu assister, entre Gael Faye et Maxime Leo. Avec un titre presque aussi dramatique: Quand le passé revient, enfance et histoires. T’inquiète, ça va bien se passer.

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